Paire de plaques en pâte-sur-pâte de Limoges par Marcel Chaufriasse
Ces plaques sont d'un magnifique bleu profond avec de la barbotine de porcelaine translucide peinte par le célèbre artiste Marcel Chaufriasse, reconnu comme l'un des plus grands maîtres de ce type d'art en pâte-sur-pâte.
C'est tout simplement époustouflant. L'habileté et l'art nécessaires pour produire une œuvre de cette qualité sont presque indescriptibles et certainement au-delà de la photographie. Pour vraiment l'apprécier, il faut la voir, la tenir, la sentir. Magnifique. D'une beauté obsédante.
Chaufriasse a créé un chef-d'œuvre en porcelaine. Les plaques ont ensuite été insérées dans un cadre en goosen profond et magnifiquement doré. Il y a un léger dommage au revêtement de plâtre du cadre en chêne, cependant, la plaque est parfaite.
Il est facile de comprendre pourquoi les œuvres de Chaufriasse atteignent des prix si élevés lors de ventes aux enchères telles que Christies et Bonhams à Londres. En 2003, une plaque de Marcel Chaufriasse a été vendue chez Christies à Londres pour 5019 $.
Cette plaque mesure environ 16 cm sur 11 cm. Je dis "environ" car je ne l'ai pas retirée du cadre, je ne peux donc pas la mesurer avec précision. Avec le cadre, elle mesure 25 cm sur 21 cm et le cadre a une profondeur de 4,5 cm.
Le terme "pâte-sur-pâte" est un terme français qui signifie "pâte sur pâte". C'est une méthode de décoration de porcelaine dans laquelle un motif en relief est créé sur un corps non cuit et non émaillé en appliquant des couches successives de barbotine blanche (argile liquide) avec un pinceau. L'effet est quelque peu similaire à d'autres types de décoration en relief tels que le Jasperware, mais comme un moule n'est normalement pas utilisé, l'artiste est capable d'obtenir de la translucidité.
Pour comprendre pleinement la pâte-sur-pâte, il faut remonter en France dans les années 1850, et à un accident survenu à la Manufacture nationale de Sèvres. Ils essayaient de reproduire une technique décorative d'un vase chinois, mais en interprétant mal le vase, l'expérience les a conduits sur une voie totalement différente de celle du potier chinois. Que ce soit par chance ou par destin, ils ont perfectionné ce qui est devenu universellement connu sous le nom de pâte-sur-pâte.
L'opération consiste à peindre une fine couche de barbotine sur une pièce de porcelaine colorée mais non cuite. Des couches successives, parfois de couleurs différentes, sont ajoutées lorsque les couches précédentes sont sèches, construisant progressivement, parfois sur des semaines ou des mois, un motif d'épaisseurs et d'intensités variables.
Le motif peut ensuite être affiné par gravure et la pièce cuite.
La technique a été développée à Sèvres vers 1850-75 par Marc-Louis Solon. Au début de la guerre franco-prussienne, Solon a fui la France et a rejoint la manufacture Minton en Angleterre où il a poursuivi son travail.
La porcelaine de Limoges est à juste titre célèbre dans le monde entier pour la qualité de sa porcelaine et la nature exquise des émaux qui y sont produits depuis de nombreux siècles.